Enrichir sa terre pendant l'hiver

Enrichir sa terre pendant l'hiver
Au potager bio
Avant propos
Je vous remercie d'avoir téléchargé cet e-book. J'espère sincèrement qu'il répondra à vos attentes,  que vous y trouverez des astuces, des techniques... Que vous pourrez mettre en application directement chez vous, dans votre jardin-potager.
Je remercie également toutes les personnes qui ont contribué à la réalisation de ce projet ; je pense entre autres aux différents jardiniers qui ont accepté, avec grand plaisir, d'écrire un article pour nous expliquer : comment ils s'y prennent pour enrichir leur sol. Car n'oublions pas, dans le jardinage : « il faut penser à nourrir la terre, qui a son tour nourrira la plante. »
Comment l'idée de cet e-book est venue ?
C'est en discutant avec d'autres jardiniers, que je me suis rendu compte que chacun avait sa propre méthode, leur permettant d'avoir de bon fruits et légumes, d'une année sur l'autre.
De ce constat, je me suis dis : Mince, lorsque nous sommes « débutants », nous nous retrouvons noyés sous des tonnes d'informations meilleures les unes que les autres, sans trop savoir : quelle serait la plus pratique, la plus efficace pour nous et notre jardin ?
C'est pourquoi, les 12 blogueurs et blogueuses, ainsi qu'un maraicher bio ont décidé de faire partie de la vague pour essayer de vous aider ou  vous faire découvrir leurs méthodes.
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Concernant les droits d'auteurs
Les différents auteurs et moi-même avons fait tout ceci avec plaisir pour partager notre passion de la terre, de ce fait, nous vous demandons juste une petite chose :
• Vous pouvez partager cet e-book sans retenue autour de vous, l'offrir, en parler à vos amis, famille, chien et chat... :-) (Cela nous ferait très plaisir)
• Par contre vous ne pouvez pas le vendre.
• Et par respect pour les auteurs et leur travail, je vous demanderais de ne pas modifier les articles, ni même l'e-book en général afin qu'il reste dans son intégralité.
Un dernier mot :
Vous trouverez, au début de chaque article, des liens menant vers les blogs respectifs des auteurs. Je vous invite grandement à les visiter sans retenue ;-)
Je vous souhaite une bonne lecture et je vous remercie encore. Yannick Hirel
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Sommaire
Que faire des parcelles inoccupées pendant l'hiver au potager ?
• Enrichir le sol naturellement
• Comment enrichir sa terre ?
• La jachère ou la bio-régénération des sols
• Comment améliorer sa terre ?
• Les trois piliers de l'aggradation d'un sol
• Compostage en surface ou comment faire foisonner la vie du sol ?
• Comment enrichir et améliorer un sol sableux ?
• Enrichir sa terre avec le brf
• Comment enrichir sa terre ?
• Comment enrichissons-nous notre terre ?
• Enrichir sa terre
• Méthode de maraicher bio pour enrichir la terre
Au potager bio
A l'approche de l'hiver de plus en plus de parcelles se libèrent au potager et il est parfois difficile de trouver comment les optimiser. En effet, il existe assez peu de cultures hivernales et bien souvent, on ne sait pas ce qu'il est possible de faire sur une parcelle potagère sinon la cultiver
 
Quelles seraient donc les alternatives? La laisser nue tout l'hiver? Sûrement pas ! On voit encore trop de potagers qui sont laissés vierges durant tout l'hiver et cette action est similaire à une catastrophe écologique...
En effet, plusieurs raisons à cela
• Une parcelle nue subit de plein fouet les aléas climatiques et en particularité les gelées. Le sol gèle alors en profondeur provoquant la mort de tout un tas de micro organismes indispensables à un bon équilibre écologique
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Article écrit par Romain du blog Tous au potager Que faire des parcelles inoccupées pendant l'hiver au potager ?
• Une parcelle nue se retrouve fortement "lessivée" les jours de pluie. Pour les personnes non familiarisées avec ce terme, le lessivage désigne l'action d’entraîner les différents éléments du sol (comme les sels minéraux), la matière organique et la couche de "bonne terre" hors des parcelles sous l'effet du ruissellement des eaux
• Une parcelle nue voit son sol se compacter sous l'effet des pluies principalement (entraînant des difficultés à le travailler au printemps suivant)
Voilà pourquoi, entre autre, j'ai fait le choix depuis longtemps de ne plus laisser la moindre parcelle nue durant l'hiver. Pour cela, j'opte pour deux options.
Les engrais verts 
Pour les parcelles libérées rapidement (avant la fin septembre maximum), je sème des engrais verts qui auront chacun un effet qui leur est propre. Leur action bénéfique n'est plus a démontrer et ils mériteraient un article à eux tout seul, mais ce n'est pas le sujet (tiens, une idée d'article futur). Mon cocktail magique (en mélange ou une variété par parcelle selon l'effet souhaité) : moutarde blanche, phacélie, trèfle, sarrasin. Que des variétés peu onéreuses, rustiques et réellement bénéfiques. Je les laisse tout simplement pousser à leur guise puis, après la floraison mais avant la production de graines, je les coupe au ras du sol et les laisse se décomposer tels quels.
Certains préfèrent les enfouir mais pour ma part, en les laissant sur le sol cela m'évite un travail supplémentaire et ils sont dégradés avant les premiers semis pour la plupart. Ce qui reste rejoint directement le compost ! Et en plus, cela fait une couverture plus longue sur la parcelle.
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Le paillage et le mulching
Pour les parcelles libérées plus tardivement, j'opte plutôt pour un épais paillis différent selon la culture en place auparavant.
• Je recouvre les parcelles ayant accueilli une culture gourmande (courge, tomate, ...) avec une couche épaisse de 5 à 10 cm de compost ou de déchets végétaux (je l'ai déjà évoqué plusieurs fois mais j'ai un ami maraîcher qui m'offre généreusement ses déchets de légumes comme les feuilles de choux, les fanes des divers légumes racines ou encore certains invendus). Très riches, ces matériaux vont renourrir mon sol épuisé par la culture estivale. Sur cette couche, j'ajoute une couche d'environ 10 cm de feuilles mortes. C'est un matériau parfait je trouve ! Gratuit et abondant, il laisse circuler l'air et l'eau en amortissant toutefois le choc des gouttes de pluie (ce que ne font pas les bâches plastiques par exemple). De plus, comme il se dégrade lentement, il est présent tout l'hiver. Ainsi, le sol ne se tasse pas et sa micro faune est complètement préservée. J'aurais même tendance à dire qu'elle est favorisée, mais je ne l'ai pas vérifié sérieusement.
• Les parcelles ayant accueilli une culture peu gourmande (les légumes racines en général par exemple) seront simplement recouvertes d'une couche de feuilles mortes.
Bien entendu, vous n'êtes pas obligés d'opter pour le compost et les feuilles mortes. Tout matériau peut être utilisé à condition d'être, à mon sens, naturel, respirant, lent à se dégrader (ou bien vous devrez le renouveler souvent durant l'hiver) et surtout, non traité. 
Et cerise sur le gâteau, en adoptant ces techniques on économise énormément d'efforts. La terre reste tellement meuble sous ce manteau hivernal que l'arrachage des adventices et le travail du sol au printemps deviennent une vraie partie de plaisir !
Au potager bio
En cette période de repos au potager, le sol a besoin d'être enrichis et certainement pas laisser "à l'abandon". Depuis plusieurs années, comme nombreux d'entre vous, je profite de ces derniers jours pour le préparer à la saison prochaine. Et ces petites bébêtes ( juste en dessous ) sont nos meilleurs amis !
Aujourd'hui, je souhaitais donc vous présenter différentes façons d'enrichir votre sol durant l'hiver et ainsi lui permettre de rester aéré et structuré.
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Article écrit par Julia du blog Madorre Enrichir le sol naturellement
Pourquoi enrichir le sol ?
Avant toute chose, il convient de comprendre pourquoi cette action est si importante à la fois pour le sol en lui-même mais aussi pour vos récoltes à venir. Le sol est un milieu extrêmement vivant où les bactéries, les champignons et les animaux ont la vie belle. Chacun d'entre eux à ses fonctions et son utilité : • les bactéries prélèvent l'azote de l'air ( fixatrices d'azote), source de protéines et la font entrer dans le vivant
• les champignons vont aider la plante à absorber plus d'eau et d’éléments nutritifs, fruit d'un long travail harmonieux avec elle
• les vers de terre, les taupes, les araignées, les cloportes... constituent ce que l'on appelle les "animaux du sol". Ils broient, aèrent, creusent et fertilisent le sol.
Pour finir, et pour bien visionner toutes ces petites bêtes, l'on considère qu'une seule cuillère à café de terre fertile renfermerai plus de bactéries et de champignons que la terre compte d'habitants !
Comment enrichir votre sol ?
Il est donc important de penser à elles pour en tirer le maximum de bénéfices. Deux points sont essentiels : il faut nourrir tous ces microorganismes et leur construire une "maison" où ils ne seront pas dérangés.
Pour cela :
• apportez-leur de la nourriture et des nutriments sous forme de couches de paillis qui sont une source précieuse d'azote. Souvenez vous  de l'action essentielles des bactéries grâce à cette dernière ;
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• laisser les légumes non récoltés pourrir sur le sol du potager : les tomates et les courges sont particulièrement recommandées. Elles accueilleront et nourriront ainsi tout cet écosystème ;
• construisez-leur une "maison" : et oui, comme nous, ces petites bêtes n'aiment pas être trop dérangées. Il convient donc d'utiliser des couverts végétaux et les engrais verts tels que la luzerne ou le trèfle, utilisé ici à Madorre. Ils encouragent ainsi la vie du sol et limitent l'apparition des  mauvais herbes, ce qui est un plus, vous en conviendrez.
• enfin, la cendre est un bon amendement pour la terre du potager. J'utilise donc les cendres de bois de mon feu de cheminée pour procéder à l'épandage. Ces dernières sont riches en potasse, élément essentielle au bon développement de la plante et de vos légumes. Une dose de 70 g par m2 et par an est conseillé.
Conclusion
J'espère que cet article vous aidera dans votre activité potagère. N'hésitez pas à laisser des commentaires. Comme promis, je vous prépare un nouvel article sur les variétés qui feront leur apparition au potager de Madorre, version 2013 !
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“Enrichir sa terre” est le soucis de tout jardinier et même cultivateur en terme plus général. Le problème couramment posé est “Comment enrichir sa terre?” et surtout “Avec quoi enrichir sa terre?”. Mais on entend rarement la question: “Pourquoi enrichir sa terre?”.
Dans un schéma classique, on cultive des plantes sur un terrain et on récolte ces plantes ou du moins une partie de ces plantes. Etant donné que quasiment toutes les plantes puisent la majorité de leurs éléments nutritifs dans le sol, il est bien évident que petit à petit celui ci s’appauvrit.
L’agriculture moderne croit avoir pallier au problème en apportant toute sa gamme d’engrais minéraux et chimiques. Grave erreur ! D’abord les engrais chimiques n’apporte pas toutes les choses dont les plantes ont besoins, donc la solution, si bonne fût elle, ne pourrait être que partielle. Ensuite avec les engrais chimiques, vous nourrissez la plante et non votre terre. Cela vous donne des plantes gavées sous perfusion d’engrais chimiques et un sol qui continue de se dégrader au fil du temps.
 
Il faut arrêter ça et pensez à nourrir votre sol, qui lui se chargera de nourrir correctement vos plantes. Une forêt ne reçoit pas d’engrais chimiques et pourtant elle nourrit une quantité impressionnante de plantes. Saviez vous qu’un hectare de forêt produit bien plus de biomasse qu’un hectare de culture intensive : ça fait réfléchir, non ?
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Article écrit par Christian du blog Conseil coaching jardinage Comment enrichir sa terre ?
Comment fait la forêt pour nourrir autant de plantes ?
Eh bien ! elle rend au sol tout ce que celui-ci lui a donné pour faire croître cette végétation, en y ayant rajouté un peu d’énergie que le soleil lui a fourni. Eh voilà! le sol c’est enrichi.
 
Donc la meilleur façon de nourrir le sol, c’est de lui rendre le plus possible de matière qu’il vous a donné.
Rendez lui les restes du potager comme par exemple les légumes abîmés, les épluchures, les plantes de légumes une fois la récolte fini. Rendez lui également les déchets verts de votre jardin d’ornement comme les tontes de pelouses, les feuilles mortes, les reste de taille une fois broyés, les herbes indésirables que vous avez arrachées. Rendez lui aussi les fumiers d’animaux, car ils sont eux aussi bien constitués d’éléments provenant du sol (paille et aliments).
 
Vous voyez! ce n’est pas compliqué. Le sol prête des éléments pour faire pousser les plantes, qui elles servent à faire grandir les animaux, et ces deux derniers vous permettent de vivre. Pour boucler la boucle, il ne vous reste plus qu’à rendre les excédents au sol car ça lui appartient et il en a besoin pour continuer à vivre, car un sol vit.
 
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Concrètement, comment je m’y prends pour enrichir mon sol ?
Eh bien! je vous dirais: “ça dépend de l’endroit ».
 Dans le jardin d’ornement, j’utilise du compost fait en bac pour nourrir les massifs. Sous les arbres et arbustes, là où il n’y a pas de petites plantes, je mets du BRF (Bois Raméal Fragmenté).
BRF frais – bois raméal fragmenté
Le BRF est très intéressant pour nourrir les premières couches du sol, car les arbres et arbustes, grâce à leurs racines, vont chercher très profondément les minéraux et les remontent dans les tissus de leurs branches. Celles ci étant broyées et re-déposées en surface lors de la mise en place du BRF, vont enrichir les couches superficielles de votre terrain.
Quand je veux donner un petit coup de pouce à un endroit précis, j’utilise alors le purin d’ortie, le purin de consoude ou le thé de compost comme engrais liquide. La pelouse reçoit du compost tamisé et de la cendre de bois.
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Comment enrichir sa terre du potager ?
 
Pour le jardin potager, tout le terrain est recouvert de paillage et de déchets verts en tout genre qui se compostent naturellement en surface. Plusieurs zones ont été couverte de BRF et le sol en a été grandement amélioré. Comme pour le jardin d’ornement, je me sers ici aussi de différents purins, thé de compost et cendre de bois.
 
Quand de grandes zones se libèrent, je sème des engrais verts, soit pour structurer le sol, soit pour y fixer de l’azote grâce aux plantes de la famille des Fabacées (anciennement appelées Légumineuses).
semis engrais verts
 
Les deux seuls petits apports de matière venant de l’extérieur sont utilisé pour amener un peu plus d’azote avant la mise en place d’un paillage important ou de BRF. Ceux sont le tourteau de ricin et la corne broyée, utile pour leur apport progressif d’azote. Ils permettent de ne pas avoir le problème de faim d’azote provoqué par la dégradation des matières carbonées (paille et autres matières sèches).
 
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Je ne sors pas de déchets de mon potager. Tout y est broyé et composté sur place à même le sol. Quand j’arrache quelques adventices qui sont gênantes pour les légumes, je les mets entres les rangs comme paillage.
 
Vous voyez, pour enrichir sa terre, rien ne se perd, tout se recycle, tout est utile.
Et n’oubliez pas: le sol vous prête, vous devez lui rendre.
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la jachère = bio-régénération du sol Drôle de terme que la bio-régénération, mais qu’est-ce que cela ??
C’est simple, elle peut s’appliquer à toutes sortes d’organismes biologiques dont nos corps et y compris un sol.
D’abord une définition de la bio-régénération :
La bio-régénération est la capacité innée d’un organisme vivant à renouveler en permanence les substances chimiques qu’il a consommées ou perdues et qui lui sont vitales pour maintenir son équilibre et ses conditions de vie.
Ouf, un peu médical tout ceci, n’est-ce pas ? Mais pour un sol ? Comment ?
En premier, on a longtemps considéré le sol comme un tas de minéraux seuls et c’est pour cela que l’homme est allé vers le tout engrais minéral. Grosse erreur qui a amené des dégâts énormes sur des centaines de kilomètres carrés de terre cultivables.
Il faut considérer le sol sous un autre angle, c’est presque comme un être vivant. Il respire, il boit, il mange et il travaille constamment, même de façon invisible. Cessez de le voir comme un simple support, surtout en tant que jardinier, car c’est un organisme complexe et bien vivant.
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Article écrit par Johan du blog Guides jardinier La jachère ou la bio-régénération des sols
Quand vous avez adopté ce point de vue, alors vous allez respecter votre terre, être à son écoute et lui fournir ce dont elle à besoin et au bon endroit.
 
La jachère nue ou plantée ?
La jachère intervient non seulement comme un temps de repos du sol que l’homme a exploité, mais aussi comme un temps de bio-régénération. Celui-ci peut durer quelques mois ou 1 an, voir plus.
La jachère, le sol boit :
Peut-être que votre sol sera très sec en fin d’été et aura besoin de refaire un stock d’eau conséquent pour la prochaine saison. Il faudra donc le laisser nu, mais pas entièrement, plutôt le cultiver par bande. Une bande de 2 m cultivée et une bande d’herbe de même largeur, ainsi de suite. Pour un verger, c’est le top pour que les arbres puissent bien boire et le sol, bien humide, transformera ses matières organiques enfouies beaucoup plus facilement. Une jachère trop plantée consommera trop d’eau et la jachère complètement nue augmentera les risques de lessivage trop intense, surtout en paysage à fort dénivelé. Attention aux paillages trop épais qui font couler l’eau hors du champ de la plante et empêche le sol de boire.
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La jachère, le sol respire :
Vous allez prendre ce temps pour remuer la terre et non la retourner, car c’est destructeur de mettre la couche du dessus en bas et vice-versa. Mais remuer, c’est plus faire un mélange en décompactant la terre pour répartir les matières organiques (M.O) sur une profondeur qui dépend de la culture envisagée (30 cm pour un potager devrait suffire). L’oxygène est nécessaire à certains processus de transformation des M.O en minéraux absorbables par la plante et aux racines de ces plantes.
La jachère, le sol mange :
Oui, il mange, mais pas n’importe quoi. Surtout pas les résidus des cultures précédentes ou les adventices arrachées sur place. Mettez les à part ou brulez-les après séchage. A cause des maladies et des graines qui vont se faire une joie de réapparaîtrent au printemps et ruiner vos efforts de culture. Apportez plutôt des M.O mortes tels que fumier ou autres humus dont les graines ont déjà levées. Et puis, vous ne mangez pas la même chose à tous les repas ? Donc diversifiez les « repas » du sol en apportant une année un fumier, une autre année une litière de feuilles, puis un engrais vert …. etc. Attention aux cultures répétées du même engrais vert qui peut épuiser le sol en certains minéraux.
La jachère, le sol se soigne :
Profitez de l’hiver pour corriger les carences avec des amendements en minéraux naturels comme les phosphates ou de la chaux pour corriger l’acidité d’un sol. Apportez, dès le début de l’hiver des engrais bien organiques riches en magnésium (broyat d’huitres) ou en potasse. Otez les plaques de calcaire à faible profondeur et qui gênent certaines cultures.
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La jachère, une question d’observation de votre sol et de ses réactions.
Ne tombez pas dans les clichés des magazines de jardinage qui lancent des modes comme le tout paillage ou le tout engrais bio. Soyez plutôt en observation de votre sol, puis discutez avec les jardiniers autour de chez vous et tirez en des leçons pour corriger votre tir.  Faites la jachère de votre sol avec intelligence et discernement. Voilà comment enrichir sa terre de façon intégrée à votre environnement.
La jachère, le sol travaille :
Votre sol bien soigné vous le rendra au centuple, en reconnaissance de votre attention, finalement comme….. un être vivant. Aimez-le et il vous aimera avec de beaux légumes et des fruits superbes. Il s’améliorera d’année en année et vous donnera de belles récoltes parce que vous aurez appris à le respecter et pas simplement le cultiver.
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J’ai déjà écrit il y a quelques semaines un article « comment améliorer la terre de votre potager en carrés. Mais pour répondre à l’invitation de Yannick j’ai pris l’idée de l’article sous un angle plus global avec des principes que tous les jardiniers peuvent appliquer.
En voilà un vaste sujet ! Elle intéresse forcement tous les jardinier ! Par contre je crois que ce n’est pas la première question à se poser ! Avant cela je me demanderai plutôt, comment je vais faire pour ne pas aggraver l’état de mon sol !
Ca me parait plus humble de considérer que nos actions, même pleine de bonnes volonté on en général des conséquences plutôt néfaste sur notre environnement. Sachant que le potager idéal est la forêt, il faut bien admettre que celle-ci n’a pas besoin de nos interventions pour enrichir son sol.
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Article écrit par Loic du blog Mon potager en carré Comment améliorer sa terre ?
Selon moi la meilleure façon d’améliorer sa terre, c’est de partir du postulat que l’on ne connaît rien à son fonctionnement. Même si quelques personnes ont bien avancé dans ce domaine (le sol la terre et les champs la révolution au potager) La plupart d’entre nous, ont des actions plutôt contreproductives. Alors comment ne pas dégrader mon sol ?
3 actions pour ne plus massacrer votre terre.
1. Rangez vos bèches
La première des choses à faire ou plutôt à arrêter : c’est de retourner votre sol ! Je paye une bière à celui qui a déjà vu les lutins de la forêt en train de bécher ! Le labour est une dérive de notre agriculture, et notre agriculture n’est pas un exemple à suivre. Le labour détruit l’habitat de la faune du sol. Le labour enfoui la matière organique, qui ne peut plus se décomposer et pourri dans le sol. Le labour expose la terre à l’érosion, car elle, n’est plus capable d’absorber l’eau aussi efficacement. Le labour fait germer les graines des plantes que l’on ne veut pas voir dans son potager. Le labour fait mal au dos !
2. Sellez vos bidons
Laissez tous vos produits chimiques au placard : Nous n’avons aucune idée des conséquences collatérales des molécules chimiques. Même les produits bios sont à exclure. Petit exemple pour mieux comprendre : On utilise tous de la bouille bordelaise pour protéger nos tomates. Malheureusement la bouillie bordelaise ne fait aucune différence entre le champignon du mildiou et tous les autres. La bouille éradique tous les champignons. Hors le champignon est le premier allié du jardinier. Les champignons travaillent en association avec nos plantes pour les aider à croitre.
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3. Couvrez votre sol
Avez-vous déjà vu un sol nu dans la nature ? Ah oui il y a le désert ! Mais ce n’est pas trop ce qui nous intéresse ! Votre sol doit être protégé soit par un mulch soit par une culture. L’idéal étant bien sûr une culture. Ce qui sous entant que votre sol devrait être cultivé en permanence. Bon je suis le premier à utiliser des mulch parce que je n’ai pas forcement le temps de cultiver toute l’année. Nous avons besoins de tous nos déchets verts pour couvrir notre sol, alors arrêtons de les jeter !
C’est 3 actions simples auront le plus de conséquence sur la qualité de votre terre. La suite est, je dirais, de l’optimisation. Le but de ses trois action est de redonné la place au développement de la vie dans le sol. C’est cette vie qui est à la base d’un sol fertile.
Optimiser la qualité de sa terre
On part du principe que maintenant on ne dégrade plus son sol, ce n’est pas pour autant que vous avez un sol riche et propice au développement des légumes que vous avez choisi. Il va falloir vous faire une raison J tous les légumes ne se plairont pas dans votre jardin. Ce n’est pas pour autant que l’on ne peut rien faire pour améliorer certains aspects de notre terre.
Equilibrer la structure du sol
Le sol est composer d’éléments grossiers, les cailloux et d’éléments très fins, les argiles ; avec toutes une panoplie de tailles intermédiaires. Le jardinier qui connaît bien sa terre sait dire si elle est plutôt argileuse ou sableuse. Dans les 2 situations on peut apporter un peu de sable à une terre argileuse et un peu d’argile à une terre sableuse.
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Bien évidement l’apport de sable ou d’argile se fait par le dessus ! Et pas question de mélanger le tous ! Faite confiance à vos alliés les plus précieux : les vers.
Pour l’ajout de sable, rien de bien compliqué car c’est facile à trouver et à manipuler. Pour l’argile c’est un peu plus difficile mais j’ai trouvé une petite astuce qui fonctionne bien. Si vous avez une prairie près de chez vous, mettez-vous en quête par une belle journée de soleil, de taupinières. La terre éjectée par les taupes est très facile à récupérer et à mettre en sac. Il suffira de la repartir sur votre sol sableux.
Donner à manger à votre sol
Oui c’est bien du sol que je parle, et pas des plantes qui y poussent. Il faut bien réaliser contrairement à l’agriculture qui donne de l’engrais aux plantes pour les faire pousser. Attention je ne dis pas que tous les agriculteurs font cette erreur, heureusement pour nous ils y en a qui ont pris conscience qu’ils participaient à la destruction des sols.
Bref nous n’allons pas nourrir les plantes mais nourrir le sol qui lui va nourrir les plantes. Cette différence est capitale, elle nous fait prendre conscience que le sol est une entité vivante et non un simple support.
Pour nourrir votre sol on peut déjà commencer par lui redonner tous ce qu’il a produits, un peu comme les feuilles de la forêt retournent au sol pour l’enrichir.
Dites-vous que ce n’est pas la culture des plantes qui appauvri le sol mais la récolte des cultures.
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Petit cas particulier pour le potager en carrés
Si comme moi vous cultivé dans des carrés, ne vous fixez pas sur l’amendement des carrés. Dites-vous que les allées représentent une plus grande surface que les carrés eux même. Alors pour améliorer votre terre, pensez comment utiliser les allées. Pour ma part j’avais beaucoup de mal à accepter l’idée d’avoir des allées enherbé. Pas envie d‘avoir à sortir la tondeuse toutes les semaines. Du coup je voulais couvrir mes allées de brique ou de dalle.
Pour moi l’esthétique du potager en carrés rime avec des allées entretenue ! (cette vision n’engage que moi c’est ma vision de l’esthétique du potager en carré.) Seulement des allées en brique ou quoi que ce soit d’autre ne sont pas compatible avec la vie du sol. J’ai fini par trouver mon compromis grâce à mes lecteurs. Des allées en BRF ! Il faut voir comment les vers de terre se régalent ! En quelques semaines il y avait des turricules partout dans les allées.
 
J’ai arrêté de retourner ma terre facilement parce que je suis un fainéant, mais encore beaucoup de jardinier n’osent pas le faire, avez-vous une idée du pourquoi ?
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J’ai bien sûr répondu avec joie à cette invitation de Yannick. Le seul petit soucis que j’ai eu est que ce sujet a été largement évoqué dans mon article du Biocontact de ce mois-ci.
Cela dit, cet article me permet d’insister sur les trois piliers de la gestion de la fertilité du sol d’une autre manière que dans l’article en question et de plus focaliser sur les applications au jardin de ces principes.
J’y ai aussi inséré des liens qui permettrons aux nouveaux venus (particulièrement nombreux ce mois-ci, Biocontact oblige) d’être guidés dans la découverte de ce blog. Bonne lecture !
Enrichir son sol… Très intéressant bien sûr !
Mais qu’est ce qu’un sol riche exactement, que doit-il contenir?
Cette question pourrait nous amener très loin dans des considérations sur les propriétés physiques et chimiques du sol (porosité, densité apparente, azote, Eh, pH, matières organiques, CEC, phosphore, oligo-éléments…).
Je ne vais pas entrer ici dans de telles considérations théoriques. Je vous propose simplement d’aborder le sol comme un ensemble de matières minérales, de matières organiques et d’êtres vivants.
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Article écrit par Gilles du blog Jardinons sol vivant Les trois piliers de l'aggradation d'un sol
le sol est un ensemble de matières minérales, de matières organiques et d'êtres vivants.
Mon approche propose de prendre les matières minérale comme elles sont sans chercher à agir dessus par des chaulages, apports de sable, argiles… mais par contre à agir fortement sur les matières organiques et les êtres vivants. Les trois piliers de cette approche sont la suppression du travail du sol, l’amendement organique et la production de biomasse, voyons cela de plus près :
Supprimer le travail du sol
Avant de penser à l’enrichir, il faudrait peut être penser à ne pas l’appauvrir !
Comment appauvrit-on un sol ? Simplement en introduisant des pratiques qui génèrent la perte de matière organique par minéralisation excessive ou par érosion avec pour conséquence par exemple la perte de l’azote du sol par lixiviation des nitrates.
Ces pratiques destructrices sont essentiellement liées au travail du sol donc le premier point à bien comprendre avant de penser à enrichir est de réduire le travail du sol et si possible le supprimer, surtout à des périodes où la MO est fortement minéralisée, comme à l’automne.
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Amener des amendements organiques
A présent que cela est posé, intéressons nous enfin à comment l’enrichir. La première solution, celle à laquelle la plupart des jardiniers pensent en premier est l’amendement, en l’occurrence l’amendement organique avec des produits tels que fumiers, composts, BRF…
En ce qui me concerne, j’ai une nette préférence pour les amendement d’origine végétale, faciles à trouver dans la plupart des jardins, et utilisés frais, sans compostage préalable.
Pour mieux comprendre ce point de vue, je vous invite à (re)découvrir mes articles sur le compost ou les flux d’énergie au jardin. Il peut s’agir aussi bien d’amendement d’origine herbacés, tels que le foin ou la paille, ou ligneux, tel que le BRF, ou encore les feuilles qui se détachent de mes BREF.
Ces amendement sont simplement déposés sur le sol, en paillis. Les organismes du sol s’en nourrissent et le mélangent à la terre sans que je n’ai rien d’autre à faire que de déposer tout ça en surface.
Amender le sol n’est pas indispensable, mais c’est une aide qui permet d’accélérer fortement l’enrichissement du sol d’un jardin !
Produire de la biomasse
Enfin, le troisième et dernier pilier est la production de biomasse au sein même du jardin. Cela peut certes paraître paradoxal, puisqu’il est bien connu que cultiver des plantes appauvrit le sol !
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Or cette affirmation est fausse, ce n’est pas la culture des végétaux qui appauvrit le sol, mais leur récolte ! Si l’on parvient à faire produire à une parcelle beaucoup plus de matière végétale qu’on en récolte, on peut la fertiliser uniquement avec les plantes qui y poussent !
Comment cela ?
Tout simplement en restituant directement au sol toutes les parties non récoltées des plantes cultivées, comme ça, directement sur le sol, même si elles sont malades (ce qui est très souvent le cas pour les cultures en fin de saison).
Pour améliorer le retour de matière organique au sol, je vous invite à choisir des plantes qui produisent le plus possible de biomasse afin d’apporter le plus possible de matières organiques au sol !
Toutefois, certaines cultures, par nature, restitue très de peu de matières organiques au sol: il s’agit des légumes racines (carottes, pommes de terre, betteraves…) et des légumes feuilles (épinard, poireaux, salades…).
Il n’est donc pas possible de compter seulement sur les apports de cultures pour enrichir le sol, le recours à une autre méthode est donc indispensable…
Cette autre méthode, tout aussi importante, est de mettre en place des couverts végétaux (alias engrais verts) dès qu’une planche se libère et qu’on ne la re-cultive pas tout de suite !
Ces couverts permettent non seulement de produire de la matière organique en fixant du carbone issus du CO2 atmosphérique et de l’énergie solaire, mais aussi de fixer de l’azote issus de l’air (si le couvert contient des légumineuses), d’attirer des pollinisateur grâces aux fleurs, de concurrencer l’enherbement…
Au potager bio
En plus un autre avantage de fertiliser avec les plantes que l’on fait pousser sur place est qu’elle participent à structurer le sol grâce à l’action mécanique de leurs racines et de l’enrichir grâce à la rhizodéposition. D’ailleurs à ce sujet le récent et excellent livre de Guylaine Goulfier « La révolution au Potager » est un des rares, voire le seul livre grand public sur le jardinage à mettre en avant l’importance de ce phénomène. Je me permet de vous le recommander.
Donc au final, c’est plutôt simple d’enrichir un sol : il suffit de ne pas le travailler, de l’amender et de le cultiver en permanence que ce soit avec des cultures destinées à être récoltées ou des couverts végétaux cultivés uniquement dans des buts d’améliorer la fertilité du sol !
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Vous connaissez déjà le mulching ou le paillage des cultures au potager. Ils permettent de garder l'humidité dans le sol en été.
Mais vous pouvez aller plus loin en pratiquant le compostage en surface, toute l'année.
Cette pratique un peu déroutante au premier abord, va produire des effets spectaculaires sur votre terre.
Une fois que vous l'aurez essayée, vous ne pourrez plus vous en passer.
Le compostage en surface, c'est quoi ?
Réponse rapide n° 1 : ce n'est pas du compostage en tas (dans un composteur).
Réponse rapide n° 2 : c'est reproduire ce que fait la nature.
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Article écrit par Nicolas du blog Potager durable Le compostage en surface ou comment faire foisonner la vie dans votre sol ?
Feuilles de poirée en cours de décomposition
En fait, c'est très simple : composter en surface, c'est déposer des déchets végétaux directement sur le sol de son potager.
Ces déchets végétaux vont se décomposer sur place, ce qui va fertiliser et améliorer la terre.
C'est la même chose qui se passe dans la nature : les brindilles sèches et les feuilles mortes se décomposent sur place chaque hiver. Et au printemps, les plantes repoussent de plus belle, d'année en année.
A quel moment de l'année peut-on faire du compostage en surface ?
Vous pouvez le faire toute l'année, et c'est même recommandé pour garder un sol vivant .mais il y a deux occasions propices pour commencer :
• après une culture : quand la récolte d'un légume est terminée (haricots verts par exemple), au lieu d'arracher les tiges et de s'en débarrasser, coupez-les au ras du sol et dispersez-les sur place, après les avoir découpées si besoin en morceaux plus petits.
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• en automne, préparez le potager à passer l'hiver en couvrant toutes les parcelles du potager avec un mélange de feuilles mortes et d'autres déchets végétaux du jardin.
Fanes de poireaux
Sans oublier qu'à chaque fois que vous cueillez un légume (un poireau, des radis), vous pouvez au même moment enlever les parties abîmées (les pointes vertes du poireau, les fanes des radis) et les remettre sur le sol.
 
Les 3 avantages du compostage en surface
1. Garder une bonne terre de potager, riche en humus. Il n'est plus nécessaire d'ajouter d'engrais pour faire pousser de beaux légumes. La structure du sol va s'améliorer et devenir grumeleuse, facile à cultiver.
2.Le sol est ensemencé en micro-organismes participant à la biodiversité.
Un équilibre naturel va se créer et les attaques de ravageurs ou les développements de maladies vont s'auto-réguler.
3. Moins de travail : terminée la corvée de nettoyage des restes de culture, terminée l'évacuation des mauvaises herbes. Maintenant, tout est coupé et laissé sur place.
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Dans quels cas faut-il éviter de composter en surface ?
Attention il y a quelques situations où il vaut mieux ne pas le faire :
• Pendant l'hiver dans les sols très argileux, pour laisser le gel briser les mottes.
• Au printemps afin de laisser les rayons du soleil réchauffer le sol.
• Pour des cultures qui n'aiment pas l'humidité (ail, échalote et oignon).
 
• En été, en cas de sécheresse, attendre une bonne pluie avant de pailler.
• Ne pas utiliser de restes de plantes atteintes par la maladie du mildiou (tomates, pommes de terre) pour couvrir le sol. Les autres maladies ne survivent pas à la décomposition.
Avec quelles matières recouvrir le sol ?
Pour trouver avec quoi composter en surface, quantité de possibilités s'offrent à vous :
• après une récolte, découper en morceaux les tiges des tomates, haricots, pois, courgettes...
• toutes les fanes de légumes (betteraves, radis, choux, carottes, salades). Si vous trouvez que ça fait moche par terre, recouvrez-les avec un autre paillis !
• les tontes de pelouse (en couche fine et sèche)
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• les mauvaises herbes arrachées
• certaines plantes intéressantes par leurs propriétés :  ortie, consoude, aneth, bourrache...
• quelques éléments d'origine animale : fumier de cheval, fientes de poules (à composter auparavant)
• du BRF (bois raméal fragmenté) : tailles broyées d'arbustes
• du compost venant de son composteur (eh oui !)
Et si vous n'avez pas assez de déchets végétaux, cultivez-les sur place avec les engrais verts ! L'épaisseur du couvert végétal dépend de la grosseur des débris végétaux :
• faible épaisseur (2 à 3 cm) pour les débris fins et humides (tontes de pelouse),
• forte épaisseur (10 cm) pour les restes plus grossiers (tiges de haricots).
Il faut toujours veiller à ce que le sol puisse respirer. On évitera donc les paillis trop denses ou trop épais
Tiges de haricots séchées
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Et ensuite, comment semer et planter ?
Après quelques saisons de pratique du compostage en surface, vous ne devriez plus avoir besoin de travailler votre sol car la terre restera meuble en permanence, comme la litière d'une forêt.
Si ce n'est pas encore le cas, vous allez simplement aérer la terre avec une fourche-bêche ou une grelinette. Le but est juste de décompacter le sol en dérangeant le moins possible la vie qui s'y est installée.
Pour mettre en place une nouvelle culture, préparez la parcelle de la façon suivante :
• écartez le paillis végétal dans un coin à l'aide d'un râteau (ne soyez surtout pas tenté de l'incorporer à la terre !),
• procédez au semis ou à l'installation des plants,
• remettez en place le paillis entre les rangs pour ne pas étouffer les jeunes pousses de légumes.
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Habitant le bord de mer mon sol est sableux, et bon nombre de jardinier se trouve dans le même cas de figures que moi et la question qui revient le plus souvent est “Comment améliorer un sol sablonneux?” , c’est pour cela que je vais vous parlez de mon expérience personnel avec ce type de sol.
Mais tout d’abord, de manière général qu’est ce qu’un sol?
Le sol est un écosystème vivant qui offre aux végétaux un point d’ancrage, de l’eau, des éléments nutritifs et de l’air.
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Article écrit par David du blog Apprendre le jardin Comment enrichir et améliorer un sol sableux ?
Les efforts déployés pour que la terre de votre jardin reste saine, friable et fertile se répercuteront sur la santé et la productivité des espèces végétales que vous cultiverez.
Rare sont les jardins naturellement pourvus d’un terreau idéal.
Mais pas de panique la plupart des sols peuvent être convenablement améliorés.
Comment reconnaitre un sol sablonneux (ou siliceux) ?
La terre est jaune, grisâtre ou blanchâtre, lorsque vous la prenez dans vos mains elle s’effrite et coule en grains entre les doigts.
Le sol est sec, facile à travailler et se réchauffent rapidement au printemps, il est également bien aéré et propice au développement des racines. Mais il est vite drainé de sorte que les nutriments sont vite évacués ce qui en fait un sol pauvre.
Comment améliorer ce type de sol?
J’ effectue régulièrement dans mon jardin un apport de matière organique, je l’épand sur le sol nu en hiver et je fourche au printemps. Je privilégie les matières naturelles puisque j’utilise le compost que je fabrique dans le fond de mon jardin. Mais vous pouvez également employé du terreau, des algues ou du fumier.
 
Vous pouvez également ajouter de la terre végétale pour rendre votre terre moins légère et donc plus accueillante pour la plupart des plantes.
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Certains jardiniers effectue un semis d’engrais vert, je dois dire que je n’ai jamais essayé mais cela semble bénéfique pour un sol sablonneux, je compte donc expérimenter cela prochainement.
 
Il faut également surveiller l’arrosage avec ce type de sol car celui-ci se dessèche très vite. Donc arroser régulièrement et de préférence le soir ou tôt le matin pour éviter les pertes par évaporation.
Que planter dans un sol sableux?
Voici quelques végétaux qui apprécie les sols sablonneux :
Les ajoncs, hortensias, camélia et azalée.
Du coté des légumes privilégier les carottes, les asperges, les haricots, les radis et les fraises.
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Bien qu’inexpérimenté en la matière (je vais faire mon premier essai cette année), j’ai choisi de vous parler ici de BRF. Cette technique innovante d’enrichissement du sol (mais pas seulement comme nous allons le voir plus loin) a, j’en suis persuadé, un bel d’avenir devant elle.
Bois Raméal Fragmenté (BRF)
Le BRF (Bois Raméal Fragmenté) est une technique assez récente née au Québec et consistant dans l‘utilisation de jeunes branches d’arbres broyées (de diamètre inférieur à 7cm) comme couverture du sol.
La finalité du processus étant la constitution d’un riche humus comparable à celui existant naturellement dans les forêts. On utilise principalement des espèces feuillus mais les résineux peuvent également être utilisés à hauteur de 20% maximum.
Les jeunes branches sont les parties les plus riches de l’arbre ; elles contiennent 75% des minéraux, des acides aminés, des protéines ainsi que des catalyseurs.
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Article écrit par Gilles du blog La boutique du jardinier bio Enrichir sa terre avec le BRF
Les avantages du BRF :
• Le BRF permet la constitution d’un humus de très grande qualité en quantité importante et ce de façon beaucoup plus rapide qu’avec un compost (augmentation de 1% du taux d’humus en 10 ans alors qu’il faut 50 ans pour obtenir le même résultat avec du compost ou encore 80 ans avec du fumier ). Cet humus sera le support et la nourriture des cultures ; Avec un tel humus, il n’y a plus besoin de fertilisation complémentaire ;
• Les rendements sont accrus de manière spectaculaire. Certaines études ont montré des rendement 2, 3 et jusqu’à 7 fois supérieur !
• Les besoins en arrosage sont également grandement diminués. Le lessivage des sols et des éléments nutritifs qu’il contient est alors réduit. Les légumes ont plus de goût car contenant moins d’eau. Et l’on peut dès lors envisager des cultures légumières sur des sols arides…
• Le BRF a des effets visibles sur la santé des cultures.  Des essais (planches témoins avec et sans BRF) ont montrer l’absence ou l’atténuation de maladies ou d’attaques de prédateurs sur les planches avec BRF par rapport aux planches témoins.
• Le travail est considérablement réduit : pas de travail du sol, pas de désherbage (le BRF sert de également de paillage), pas ou très peu d’arrosage, pas de traitement. Ce qui se traduit par une diminution importante des coûts.
• On peut observer une multiplication de la faune du sol (pédofaune).
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Produire du BRF
On utilise des branchages jeunes voir de jeunes pousses de feuillus. Les conifères peuvent être utilisés mais dans une proportion inférieure à 20% du total.
Utiliser les résidus de taille de vos arbres et arbustes d’ornements et fruitiers, les résidus de travaux forestiers ou d’élagage, les résidus de travaux de taille ou d’élagage des collectivités locales…
Les rameaux utilisés doivent avoir un diamètre inférieur à 7cm.
Broyer (avec un broyeur à végétaux) les branchages en hiver, pendant la période dormante.
Le BRF doit alors être épandu rapidement. Eviter les apports après janvier qui risque d’induire une « faim d’azote ».
Utiliser le BRF
Afin d’éviter la « faim d’azote» (conséquence de la concurrence entre les besoins en azote pour la décomposition des matières organiques et les besoins en azote des plantes cultivées), on pourra :
• Faire une culture de légumineuse (trèfle, pois, lupin, luzerne…) la saison précédent l’apport;
• Apporter du compost préalablement à l’épandage du BRF.
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On procédera ensuite ainsi :
• Épandre le BRF sur 3 à 6 cm d’épaisseur, ce qui représente 3 à 6 mètres cube pour 100 m².
• Incorporer au sol avec une griffe sur 5 à 15 cm de profondeur, selon la nature du sol (on peut également simplement laisser le BRF en surface)
Cette technique étant relativement récente, les avis sont partagés quand à la mise en place des cultures. Certains sèment et plantent directement dans un BRF en première année et apportent un complément en couverture chaque année. D’autres, dont je fais partie, penchent plutôt pour une utilisation évolutive :
• Dans un BRF en première année : planter les plants élevés en pépinière ;
• Dans un BRF en deuxième année : semer les grosses graines. Recouvrir le semis d’un compost bien mûr ;
• Dans un BRF en troisième année : semer les petites graines (le substrat est alors bien fin). Recouvrir le semis d’un compost bien mûr;
• Laisser au repos la quatrième année ;
• Renouveler le BRF la cinquième année.
Je me lance donc cette année…je vous tiendrais bien sûr informés de la pratique et des résultats.
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Pendant l'hiver il faut enrichir sans terre. En effet il vaut mieux éviter de laisser sa terre à nue. Une terre a besoin d'être nourrie pour produire de beaux légumes d'année en année.
De plus cela évite le tassement, la formation d'une croûte, sinon cela rend le sol imperméable et l'eau ne s'infiltre plus. Cela occasionne également la mort de plein d'êtres vivants (champignons, vers...)
Semer l'engrais vert permet d'éviter tout ces désagréments. Il existe différents engrais verts avec chacun des spécificités différentes.
• Certains comme la phacélie ont une action contre les mauvaises herbes et produit en abondance de la matière organique, elle est aussi très efficace pour la pollinisation.
• Il y a la moutarde blanche crucifère à croissance rapide, adaptée au semis de fin d'automne, elle gèle facilement et ne nécessite aucun broyage avant l'enfouissement.
• l'épinard qui est un excellent engrais vert qui se décompose rapidement une fois fauché. Et bien d'autres, pour plus d'informations voir la pièce jointe.
Personnellement je n'ai jamais utilisé d'engrais vert mais je pense que je me laisserai tenter par la phacélie à planter vers début mars.
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Article écrit par Aurélie du blog Jardin plaisir Comment enrichir sa terre ?
Pour le moment, afin de préparer ma terre pour les cultures prochaines, j'ai bêché la terre, mis du fumier de cheval, puis une couche de feuilles, des cartons ( sans écriture bien sur) des aiguilles de pins et une autre couche de feuilles. de quoi nourrir la terre et les petites êtres vivants.
Vers début mars tout devrait avoir été détruit. A ce moment là, selon l'état de la terre et surtout s'il y a beaucoup de mauvaises herbes ( normalement avec cette méthode il ne devrait pas en avoir) je planterais la phacélie.
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Une révélation : couvrir la terre !
 
Printemps 2011, la terre d'une parcelle familiale récemment acquise nous dévoile son histoire. Pour créer notre première zone de culture, le bon vieux motoculteur du grand-père n'a pas supporté, ni même notre dos... à la pioche oblige ! Nos plantations chétives nous expriment avec désarroi leur inconfort dans un sol minéralisé et sans vie.
 
Création de notre première zone de culture de buttes en lieu et place de la prairie régulièrement tondue.
 
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Article écrit par Sylvaine du blog La pâture es chênes Comment enrichissons-nous notre terre ?
Le hasard fait drôlement bien les choses : en juin nous découvrons localement un jardin privé familial aux pratiques naturelles ouvert exclusivement pour les journées « Bienvenue au jardin en Bretagne ».
Une révélation ! A peine rentrés, nous nous sommes jetés sur toutes les matières organiques que nous pouvions trouver au jardin pour couvrir la terre.
L'abondance frappe à notre porte
 
Nous abandonnons les essais de culture pour nous consacrer à la création du lieu. Et là, l'abondance frappe à notre porte :
 
• nous découvrons le foisonnement d'informations sur internet mentionnant les avantages d'une litière organique, du compostage de surface, du paillage : agroécologie/permaculture, agriculture naturelle, jardinage sol vivant, blogs jardin, etc. En littérature, mention spéciale aux livres Le jardin naturel de JeanMarie Lespinasse et La Révolution au potager de Guylaine Goulfier !
 
• nous récupérons régulièrement la matière (tonte de pelouse, taille de haies et feuilles mortes) de l'entretien du camping du coin, ainsi que les résidus après brassin de la Brasserie locale (orge et houblon brassés)
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Zone de stockage des matières organiques (orge brassé, houblon brassé, pelouse, tailles de haies, feuilles mortes)
A l'automne, nous créons nos futures et définitives buttes de culture à base de tonte de pelouse, de feuilles mortes et de terre.
Le mélange se fait à la griffe. A la main, nous soupesons, ressentons sa structure, qu'elle soit légère pour une belle décomposition.
Nous recouvrons le tout légèrement de résidus coupés de taille de haies et BRF. Repos ensuite pendant tout l'hiver. Le sol ne sera plus touché, ni retourné, pour ainsi laisser les organismes en paix !
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Butte recouverte d'un mix de pelouse, feuille et petites tailles de haies.
Un an plus tard, l'énergie ambiante au jardin parle d'ellemême
Les insectes, les oiseaux, les vers de terre... une terre plus grumeleuse et présente dans la main... une belle récolte de radis, fèves, pois mange-tout et plus tard de succulentes courgettes.
Photo de gauche, Mai 2012 : autour des buttes couvertes, les plantes spontanées s'installent. Photo de droite, Juillet 2012 : fèves & courgettes protégés d'un genêt et les pieds sous un bon paillage.
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Cet automne 2012, les projets en cours:
• couvrir nos allées de tailles de haies, de BRF... enrichir ainsi le sol à cet endroit permettra de mieux conserver l'eau à la base des buttes.
• continuer à régulièrement ajouter un léger pré-mélange de matières organiques en surface de nos buttes (savamment dosé de pelouse, feuille morte, orge, houblon, BRF, copeaux, etc.).
• tester le couvert vivant permanent avec l'utilisation des engrais verts en rotation entre les cultures de légumes (moutarde/vesce/seigle et navette jupiter/trèfle incarnat).
Couvert végétal sur butte (mélange d'engrais verts : moutarde/seigle/vesce semés en septembre). Allée couverte de tailles de haies avec feuilles.
Revoir notre rôle de jardinier, redonner aux organismes celui d'enrichir le sol. Nourrir le sol pour nourrir la vie qu'il contient. Nous sommes convaincus et savons déjà que le printemps prochain nous réserve de belles surprises...
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L’idée de cet événement inter-jardiniers est excellente. Elle fait d’abord référence à un point crucial : il faut nourrir la terre et non apporter à la plante directement ce dont elle a besoin. La terre doit être vivante et bien nourrie ; elle restituera ensuite les éléments nutritifs indispensables aux plantes.
Partant de ce constat, je considère qu’il n’y a pas vraiment de saison pour enrichir la terre. A mon avis il faut y penser en permanence.
J’utilise plusieurs techniques pour nourrir la terre. Je pense en particulier à l’enrichir en matière organique, en azote et en calcaire. Je ne me préoccupe guère de PK.
Je crois que si on nourrit très bien la terre en matière organique d’origine variée, la terre ne manquera ni de phosphore ni de potasse. Si néanmoins ce sujet vous préoccupe pensez à la consoude qui peut être très utile pour les apports de potasse.
Tout au long de l’année je nourris la terre avec des apports de compost, de fumier bien décomposé et des engrais verts. J’utilise le paillage en permanence. Le « matériau » utilisé dépend de ce qui est disponible : par exemple : paille de blé, de chanvre ou de blé noir mais aussi tontes de gazon et feuilles mortes.
Je pratique depuis longtemps la méthode de ‘lasagne’ ou ‘layered mulch’ que je trouve extrêmement efficace dans certaines situations pour améliorer la qualité de la terre.
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Article écrit par Jenny du blog Le jardin de Jenny Enrichir la terre pendant l'hiver
La culture en butte pour mieux nourrir la terre.
Il y a quelques années j’ai fait l’expérience de la culture en butte. J’ai constaté rapidement que c’était une manière intelligente de cultiver les fruits et les légumes ; une couche plus épaisse de bonne terre, une terre qui se réchauffe plus rapidement et pas de tassement (je ne marche plus sur la terre cultivée).
J’ai voulu créer des zones de cultures sans allées enherbées pour diminuer le travail d’entretien de ces chemins qui ont vite fait d’envahir les platesbandes cultivées. Et là je pense avoir trouvé le technique pour éliminer l’herbe, nourrir la terre et faciliter l’accès. Il s’agit de cultures en butte entres les allées couvertes de copeaux de bois.
Je prépare le terrain
Quelques mois avant je pose une longueur de bâche plastique pour étouffer les mauvaises herbes. Quand il n’y a plus de mauvaises herbes je passe avec une fourche pour enlever d’éventuelles racine vivace comme la rumex et pissenlit.
Des allées larges entre les buttes:
D’abord, Je fais des allées assez larges pour le confort du travail. Cela ne me pose pas de problèmes car je dispose de suffisamment d’espaces.
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Je creuse des allées de 50 centimètres de largeur. Mes buttes font, elles, environ 1,20 mètre de large. Je creuse, grosso modo, sur la profondeur de la bonne terre (environ 20 centimètres). J’étale cette bonne terre sur les buttes qui de ce simple fait deviennent déjà plus riches !
Création d’une allée de 50 cm de large entre les buttes
Des allées recouvertes de branches d’arbres broyées:
Je recouvre ces allées d’un géotextile assez épais pour qu’il dure de nombreuses années, puis d’une couche de branches broyées d’environ 15cm d’épaisseur. Nous disposons de grandes quantités de branches broyées puisque nous utilisons ce type de produit pour chauffer notre maison. Ce matériau ne nous coûte que le travail et les frais de broyage. De plus, je trouve que c’est très agréable de marcher sur les chemins de copeaux de bois, mes bottes restent propres!
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En 2 ans environ les copeaux de bois sont transformés en nutriments assimilables par les plantes:
C’est extraordinaire de regarder la vie qui se développe progressivement dans le bois de mes allées. D’abord on aperçoit le mycélium blanc et les champignons qui digèrent lentement la lignine et la cellulose du bois.
Puis progressivement les vers de terres prennent le relais et au bout d’environ 2 ans le bois a été transformé en bonne matière organique assimilable, riche en carbone et en azote.
les auxiliaires ont transformé les copeaux de bois en nutriments utiles pour nourrir le sol
Je transfère alors toute cette couche de nutriments directement sur les buttes et je couvre le géotextile d’une nouvelle couche de copeaux de bois.
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La préparation de ma culture en buttes étape par étape
Préparation du sol
Je creuse l’allée et je mets la terre sur les buttes.
Je pose le géotextile
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je recouvre le géotextile avec des branches broyées
L’allée est finie
2 ans plus tard mes auxiliaires ont fait le travail
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En Octobre, nous effectuons du compost :
500 m3 environ/an (fumier de cheval 40 %, feuilles du parc de Maisonslafitte 50 %, déchets de légumes et adventices = 10 %), le tout traité en biodynamie avec 6 préparations mises tous les 1m50 à tour de rôle dans les composts.
Pour les sols
Je n'ai pas fait d'analyse du sol récemment pour plusieurs raisons : les plantes révèlent elles-mêmes ce qui va ou non.
En bio, comment ne pas percevoir la libération des éléments minéraux dans le sol au fur et à mesure des saisons ?
Les taux de N-P-K évoluent constamment surtout en fonction des apports de composts doublés par l'engrais bio pour des cultures plus exigeantes.
Je suis content de l'évolution des sols :
• Dans les serres, les rendements deviennent assez proches du conventionnel.
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Article écrit par Alain et Valérie, maraicher bio à Cergy Enrichir notre terre pour de bons légumes
• Dans l'un des champs qui est  limono-argileux, il reste des problèmes de sol trop compact (à 50-60 cm de prof. Dû aux engrais type ammonitrates alliés au passage de tracteurs trop lourds), il faudrait semer du seigle par exemple.
• Dans un autre champ étant très sableux, nous commençons à voir des résultats corrects : l'engrais bio est quand même indispensable même pour des haricots. Le sol était mort (déjà, c'est sableux et non cultivé depuis 4 ans après un matraquage de produits pendant plusieurs années...).
• Dans un autre champ, le sol a une très belle structure mais trop pauvre en azote et autres éléments minéraux : nous n'avons pas assez amené de composts frais, cette parcelle est éloignée, d'où l'idée d'apporter le compost au pieds des plantes, C'est long mais cette technique a montré que les résultats étaient là.
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Pour conclure
Comme vous avez pu le constater, il existe beaucoup de savoirs-faire, de connaissances pour enrichir la terre. Cependant, en relisant ces articles, nous pouvons nous rendre compte qu'il y a, malgré tout, un point commun : Les jardiniers cultivent avec un sol plein de vie.
Toute cette vie que nous pouvons préserver grâce à ces petits gestes, en apprenant aussi à observer la nature et surtout à faire avec elle, en comprenant son fonctionnement, son rythme, nous permets de l'apprécier davantage.
J'espère que vous avez découvert, appris ou trouvé LA méthode qui pourrait vous convenir à vous et votre sol.
Vous l'aurez compris, cet e-book est désormais à vous, je vous invite à le partager, afin de transmettre autour de vous : Le jardinage responsable et respectueux.
Amicalement Yannick Hirel.
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